Programme socio-économique favorisant la Souveraineté de la Tunisie, la qualité de vie, la soutenabilité, le respect de notre environnement.

Publié le par Dette Tunisie

--> Objectif de réalisation : 20 à 30 ans 

 

A. LES FONDAMENTAUX

 

La Souveraineté Intangible de notre pays

 

Tout pays, entreprise ayant un taux de dépendance économique supérieur à 30%,  que cela vienne de l’extérieur  par le marché ou ses finances,  ou bien de l’intérieur par quelques oligarques, se place dans une situation de risque importante.

 

Aussi, deux principes simples pour éviter cette dérive :

  • Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier
  • Maintenir certains secteurs vitaux sous le contrôle de l’Etat-Nation

 

Le corollaire de ce taux de 30% : Il faut qu’il y ait la maitrise absolue de 70% de notre marché par l’Etat Tunisien et les entreprises à capitaux majoritairement tunisiens. 

Quelque soient les accords internationaux et bilatéraux signés, à l’exemple de la constitution allemande.

http://www.youtube.com/watch?v=YJnrF3j5VOE 

ou à l’exemple du discours du défunt Philippe Séguin au sujet de la souveraineté du Peuple : http://www.dailymotion.com/video/xiphz5_conspiration-du-silence-extrait-du-discours-de-m-philippe-seguin-le-5-mai-1992_news 

 

Le corollaire financier immédiat est qu’il faut également que notre part d’endettement extérieur ne dépasse jamais les 30%, ceci étant le premier palier devant nous amener progressivement à un endettement de 0%, voire à des excédents budgétaires. 

 

 

Quelques points fondamentaux sont essentiels pour garantir et protéger la souveraineté d’une Nation :

a)     l'auto suffisance alimentaire

b)    l'indépendance énergétique

c)     la protection et la gestion respectueuse de l'exploitation de nos ressources naturelles

d)    l'indépendance financière (notre monnaie) et économique (notre industrie)

e)     Une armée de défense nationale

 

Chacun de ces points, en interaction les uns par rapport aux autres, doit faire l’objet d’une étude  sérieuse, faite par des spécialistes.

Il ne s’agit pas non plus de vivre en autarcie et de s’exclure de la Mondialisation, cela n’a pas de sens.

 

Mais il ne s’agit pas non plus de laisser les vannes de notre économie ouverte aux prédateurs et aux spéculateurs au détriment des intérêts souverain de notre peuple.

 

B. LA TASK FORCE

--> Objectif de réalisation : Court Terme, Moyen Terme

La restructuration de certains Ministères

 

Dans un contexte de crise mondiale lourde, il est nécessaire d’avoir assez de souplesse pour restructurer l’organe du gouvernement afin de se placer en situation proactive, non chronophage par des barrières entre les administrations.

 

Le 1er de ces changements concerne le Ministère de l’Economie.

 

Nous pouvons nous inspirer fortement du modèle organisationnel du MITI Japonais (Ministry of Economy, Trade and Industry), véritable machine de guerre et de protection économique.

 http://www.meti.go.jp/english/aboutmeti/data/aOrganizatione/pdf/chart2009.pdf

http://en.wikipedia.org/wiki/Ministry_of_Economy,_Trade_and_Industry

 

  • Pour une piste à la protection et à la promotion industrielle nationale, il est primordial de repenser l’ancien paradigme économique, basé sur une progression sectorielle opportuniste sans vision d’ensemble, sauf à être celle du « bon élève », à un paradigme plaçant le principe de souveraineté et d’indépendance comme la priorité, la théorie des avantages comparatifs devant être régulée avec la plus grande fermeté

 

Partant du fait que la stabilité et l'avenir d'un pays passe par sa sérénité économique, il nous faut repenser le ministère de l'économie, le ministère de l'industrie, le ministère de l’innovation et le ministère du commerce (intérieur et extérieur).

 

Il est également urgent de créer une cellule ou bien un institut de veille et d'intelligence économique, permettant à la fois d’établir une cartographie de l’existant dans le pays, de benchmarquer nos produits avec les équivalents étrangers, et de positionner nos produits dans le marché national et international.

Un Ministère de la Qualité doit être mis en place immédiatement : il permettra de définir des normes défendant nos produits,

-       avec assez de souplesse pour les adapter à des marchés amis ayant un niveau d’exigence satisfaisant les biens/services issus des secteurs primaires, secondaires et tertiaires.

-       Avec assez de fermeté pour nous placer non seulement dans les cadres les plus contraignants de produits/services à haute valeur ajoutée, mais aussi de jouer la concurrence avec des produits équivalents internationaux.

Le triple objectif étant d’assurer en priorité la production nationale, la défense de notre industrie et enfin le positionnement de certains de nos produits à l’international.

 

En ce sens, la création d'un super ministère constitué d'industriels (PME, PMI et grands groupes nationaux/internationaux Tunisiens), d'économistes, de designers (ingénieurs et marketeurs), de juristes (pour protéger les brevets) et de scientifiques fédérant à la fois les créateurs de valeurs  et de commerciaux pourrait changer la donne.

Les autres ministères comme la finance, l'équipement, les transports, et même l'enseignement, ... s'articulant autour de ce super ministère de l'économie.

 

Car le constat est très simple : si il n'y a plus d'industrie nationale, ou bien si l'industrie n'est pas assez diversifiée (part des IDE > part des Industries Nationales), il n'y a plus de pays. 

C. LES PISTES DU CHANGEMENT :

CONSTRUCTION D’UN NOUVEAU PARADIGME ECONOMIQUE

 

  1.       I.         L’auto suffisance alimentaire

--> Objectif de réalisation : 5-10 ans 

 

Un effort particulier et un audit urgent devront être fait sur la politique des engrais chimiques, des OGM, des pesticides,…avec comme principe absolu le principe de précaution.

Il est hors de question de céder à des multinationales semencières affameuses... 

Nous ne voulons pas que nos paysans se suicident comme en Inde (plus 200 000 dans les années 2000), ou que nos bêtes meurent, ou bien encore que nos enfants attrapent des maladies auto-immunes ou insoignables. 

 

 

La Tunisie depuis l’antiquité a toujours constitué le grenier de la Méditerranée, voire de l’Afrique, du temps des romains jusqu’au temps colonial.

Notre terre est riche et a les moyens d’assurer la subsistance de tout son peuple, avec une alimentation de qualité respectueuse de l’environnement et des cycles de régénération de son eau, de la terre et son humus.

 

Depuis quelques années, nous assistons à une politique désastreuse, inconsciente, voire criminelle au sujet de la préservation et de la juste exploitation de notre capital agricole.

 

 

Nous sommes aujourd’hui en Afrique, le premier producteur de « Bio » en quantité et en qualité, malgré notre petite superficie.

Développer ce secteur avec pour objectif la « Tunisie Bio » aura deux conséquences immédiates :

  • Une meilleure qualité de nutrition pour les habitants
  • Une reconnaissance internationale donc un avantage économique : l’exportation du surplus nous assurant des sources substantielles de revenus avec un marché immédiat : Allemagne, France, Italie, UK, Europe du Nord,…

 

Beaucoup d’agriculteurs font du « bio » sans le savoir.

Nous pouvons les labelliser avec une démarche qualité (évoquée dans les « préalables »)

 

L’agriculture et son appareil productif pourront donc se subdiviser en deux secteurs :

  • Industriel : organisation et optimisation de cet appareil respectant les temps de cycles nécessaires à la régénération de la terre. Nous pouvons nous inspirer du modèle allemand d’agriculture raisonnée ou bien même de nos propres modèles. Il existe même des techniques innovantes comme celles de Joel Sternheimer (http://www.dailymotion.com/video/xacgj0_les-proteodies-joel-sternheimer_tech et http://www.dailymotion.com/video/xaw07l_joel-sternheimer-interview_tech )
  • naturel (3arbi) : recapitalisation du savoir ancestral et utilisation des meilleures pratiques actuelles dans ce secteur.

 

Nous devons donc arriver au triple objectif de :

a)     Couverture des besoins nationaux : Autosuffisance alimentaire

b)    Qualité exceptionnelle, tant au niveau sanitaire, nutritionnel qu’au niveau gustatif

c)     Surplus : Production d’exportation destinée prioritairement aux pays partenaires 

  

 

 

 

 

 

Le premier investissement massif que nous devons faire doit concerner l’agriculture.

Dans les régions oubliées du centre jusqu’au Sud et l’Ouest, négligées depuis des années, nous pouvons créer des dizaines de milliers d’emploi, entre la culture, l’élevage, l’industrie agro-alimentaire pour le marché National et International.

 

 

  1.     II.         L’indépendance énergétique

--> Objectif de réalisation : 5-15 ans

Ce secteur est capital car il nous permettra de penser notre schéma industriel autant que notre schéma sociétal.

 

Nous pouvons avoir de l’énergie par plusieurs moyens :

  • Centrales thermiques au charbon ou au fuel
  • Hydro électricité : barrages. Energie des marées
  • Eoliennes. Solaire. Géothermie
  • Bio gaz : issus de la fermentations des animaux et des humains. La chine l’utilise depuis plus de 40 ans
  • Green Fuel : culture de la micro-algue (spiruline) ayant un fort taux d’estérification. Les israéliens travaillent dessus depuis 40 ans
  • Petrole Bio facile à fabriquer et d’un très bon rendement comme en Espagne (http://www.zurbains.com/faire-bio-petrole-partir-co_67A053893C79BA.html)
  • Pétrole : Nous venons d’apprendre la possibilité qu’il y ait 1,6 Milliards de barils de pétrole dans la région de Bouhajla (https://www.facebook.com/note.php?note_id=214205865258059) . même si nous pouvons espérer 20% de production, cela fait quand même plus de 200 millions de barils, source de revenus non négligeable.

 

En attendant, il nous faut implanter une technopole dédiée à la gestion, l’optimisation et la recherche d’autres sources d’énergie (recherche théorique et technique : physique sub-atomique, chimie,…)

 

Le lieu de l’implantation de cette ou ces technopoles ne doit pas être anodin. La (les) faire dans le centre de la Tunisie (Sidi Bouzid, Regueb,…) et non dans les métropoles permettra de dynamiser cette région et de la faire croitre très rapidement, créant ainsi un cercle vertueux se propageant à l’ensemble de la Tunisie.

 

Ce deuxième chantier peut lui aussi créer des dizaines de millier d’emplois, dont beaucoup à très haute valeur ajoutée, renforçant ainsi le développement d’une industrie nationale.

 

  1.   III.         La protection et la gestion respectueuse de l'exploitation de nos ressources naturelles

--> Objectif de réalisation : Immédiat

 

Un audit sur l’ensemble des contrats passés, présents et futurs doit être fait.

La Transparence étant le mot d’ordre.

Par exemple, pour l’ETAP (Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières), il est vital de savoir la nature des contrats de Joint-venture avec les companies étrangères, qui touche quoi et combien, quel est le type de comptabilité de ces compagnies (dont la grand majorité est domiciliée aux bahamas…)

Cet audit est valable pour tout type de ressource naturelle : gaz, pétrole, minerais et minéraux, eau (qualité, faune et flore), mer (qualité, faune et flore)

 

  1.   IV.         L’indépendance financière (notre monnaie) et l’indépendance économique (notre industrie)

 1.     Indépendance financière.

--> Objectif de réalisation : 5 ans

a)     Concernant notre monnaie, sa convertibilité totale sur le marché des devises doit être adossée à un panier de devises (or, argent, yuan, roupie, franc suisse, dirham emirati, monnaies du mercosur,…) lui permettant d’échapper à la chute de monnaies comme l’euro ou le dollar.

b)    Normes internationales de comptabilité : elles ne doivent pas permettre le pillage de nos secrets industriels ou de notre stratégie d’expansion. Comme l’IFRS par exemple. En ce sens, un cabinet d’audit comptable Tunisien doit être mis en place.

 

c)     La Banque Centrale de Tunisie ne doit jamais être privatisée : elle est la propriété de la Nation souveraine tunisienne.

C’est une Institution Publique et non une Entreprise Publique.

 

Le rôle de la Banque Centrale ainsi que celui du Ministère des Finances sont d’être au service de l’Economie, elle-même au service du citoyen tunisien. (http://www.espacemanager.com/chroniques/finance-economie-homme-qui-est-au-service-de-qui.html) 

 

Avoir une politique de souveraineté nationale ainsi qu’une institution tributaire prioritairement des réalités économiques du Pays nous protègera des appétits voraces qui se manifestent en Grèce, au Portugal, en Espagne ou bien aux USA.

http://dettetunisie.over-blog.com/article-a-propos-du-g8-qui-veut-nous-preter-de-l-argent-78917284.html

 

  1. 2.     Indépendance économique et Retournement Stratégique 

--> Objectif de réalisation : 10 à 20 ans avec un cycle en V Deux démarches en parallèle : - Décroitre progressivement la dépendance extérieure : 10 à 20 ans - Renforcer nos industries propres et l'innovation : 5 à 10 ans Nous pouvons repenser complètement notre marché en produisant et consommant Tunisien.

En dehors d’un Nationalisme angélique, il faut faire une politique où nos produits n’auront rien à envier à ceux du reste de notre marché immédiat (National, Maghrebin, Africain, Moyen-Oriental,…), voire au reste du Monde.

 

Il sera donc nécessaire de repenser les partenariats avec les autres pays.

 

Un « Made in Tunisia » devenant gage de sérieux, de qualité, d’innovation.

Cette faiblesse qui était la sous-traitance peut devenir aujourd’hui notre plus grande force !

 

Depuis plusieurs décennies,  des pays/marques donneurs d’ordre reconnaissent depuis des années l’excellence de notre main d’œuvre.

 

Il suffit simplement de favoriser l’innovation pour que la Tunisie excelle dans la production de biens/services .

Elle peut devenir par rapport au marché MENA , ce que la France ou l’Allemagne étaient pour le reste de l’Europe et des Etats-Unis.

Que ce soit l’habillement (y compris la haute couture), l’industrie de production, l’industrie des services,…

 

Un petit exemple pour la haute couture : des industries de luxe comme celles de grandes marques parisiennes sous-traitent la fabrication de leur maroquinerie en Tunisie, puis vendent dans les capitales internationales, des sacs à 6 000 dollars.

 

Une démarche qualité doit être nécessaire et omniprésente, cette démarche et mise en conformité se déclinant sous trois types/labels pour trois types de marchés :

  • Label « Made in Tunisia 1 » : destiné aux pays partenaires pour notre production propre avec des accords/échanges sur les métiers, les techniques, les technologies, etc.…
  • Label « Made in Tunisia 2 » : destiné au marché international et conforme à toutes les normes en vigueur, pour des produits/services à haute valeur ajoutée : pièces mécaniques, électronique, plastique, aéronautique, automobile, luxe,…
    • Label « Tunisie Authentique » : Nous pouvons également nous rapprocher de pays qui ont soit une tradition des métiers similaire à la notre : artisanat (fer forgé, marqueterie, céramique, argent filigrané, confection de tapis, travail du cuir, poterie, ébénisterie,…), soit friands de notre artisanat.

      Cela permettra de conserver le patrimoine des métiers ancestraux et de favoriser ce secteur d’excellence.

      Ce Label « Tunisie Authentique » fera dont l’objet de discussions et d’une normalisation avec par exemple les labels « Maroc Authentique », « Mexique Authentique », « Inde Authentique », ect…

 3.     Le Marché :--> Objectif de réalisation : 10 à 20 ans 

 

Déjà évoqué plus haut mais passe par une réévaluation des partenaires actuels et futurs en fonction des dynamiques qui agitent le monde.

La souplesse donc dans l’offre de biens/services doit-être essentielle, tout en maintenant bien entendu des secteurs d’excellence.

  • Un libre échange et partenariat avec les pays ayant le même niveau de vie que nous : Le Maghreb, l’Afrique, l’Amérique du Sud, l’Asie
  • Un libre échange régulé sur certains biens/service avec des pays ayant un niveau de vie nous dépassant largement : Europe, Amérique du Nord, Australie

    Ici, une réelle réflexion sur la nature des IDE est primordiale avec la condition suivante : Tout IDE, quel qu’il soit, Offshore ou Onshore, avec tout ses avantages fiscaux, ne sera accordé qu’à condition de transfert technologique et de partage de la valeur ajoutée.
  • Un partenariat de proximité immédiate avec le bassin méditerranéen avec une cartographie précise de nos intérêts mutuels.

 1. Le type de production

 

  1. Industrie lourde : 

--> Objectif de réalisation : 10 à 30 ans 

  1. Les moyens de déplacement : terrestre, ferré, naval

 

  • Le marché maritime : La Tunisie dispose d’une excellente couverture méditerranéenne, et d’une position géographique exceptionnelle : en ce sens le chantier naval doit constituer un nouveau cœur de métier.

 

Il est inconcevable aujourd’hui d’acheter des bateaux alors que nous pourrions les produire. Cet objectif doit faire l’objet de partenariats avec le Maghreb, Pays du Golfes (synergie et capitalisation des ressources financières et techniques) et avec l’Afrique (ressources minières et synergie avec les grands pays côtiers africains).

 

En cas d’achat il faut faire des Joint-Ventures avec des pays comme la Corée du Sud (93 000 km2,  parmi les premiers producteurs mondiaux de navires,19% de terres arables) ou bien avec la Chine 1er producteur de bateaux avec un partenariat judicieux gagnant-gagnant. En effet, ces deux pays souffrent  d’une production agricole insuffisante et cherchent à louer des terres…

 

Nous pourrons leur garantir un approvisionnement en denrées prioritairement en tant que pays partenaire et ami, sans pour autant louer nos terres, grâce à nos futurs surplus alimentaires.

 

Ici également, des dizaines de millier d’emplois, ainsi que des sources de revenues en devises considérables seront créés.

 

  • Le marché véhicules terrestres: Nous disposons de toute l’industrie nécessaire pour construire notre propre automobile : plastique, vulcanisation, mécanique, verre, câblage, tôlerie, traitement de surface, traitement thermique, peinture, électricité, électronique,…

    Développer une industrie automobile avec un partenariat et une destination qui intègre le Maghreb, L’Afrique et le Monde Arabe a plus de sens (70 à 500 Millions de clients) que de développer une voiture uniquement Tunisienne (économies d’échelle).

    Une mutualisation de l’ingénierie avec le Maghreb, l’Afrique et l’Inde (à l’exemple de la « tata mobile ») nous permettrait de nous affranchir progressivement du marché étranger, en créant des joint-ventures onshore. Ici, l’IDE prend tout son sens car il aura un vrai partage de la valeur ajoutée.

 

Cette mutualisation s’appuyant également sur des échanges commerciaux renforcés d’autre nature (agriculture, artisanat, services, …)

 

  • L’industrie ferroviaire :

--> Objectif de réalisation : 10 à 20 ans

 

Avec une population de 10 Millions d’habitant et une superficie de 164 000 km2 le réseau ferroviaire tunisien ne représente que 2 400 km de lignes avec peu d’échanges et une distribution concentrée sur la moitié Nord du pays.

A titre d’exemple voici le ratio suivant :

-       Allemagne, 40 000 km de lignes, 80 Millions d’habitants

-       France,  30 000 km de lignes, 60 Millions d’habitants

-       Corée du Sud, 7 300 km de lignes, 100 000 km2 et presque 50 Millions d’habitants

 

La Tunisie doit au moins doubler, voire tripler la taille de son réseau ferré pour avoir une dynamisation des échanges intra-nationaux.

Ce chantier est donc prioritaire, au même titre que le chantier de l’agriculture. 

 

L’héritage ferroviaire vient de l’époque coloniale, à un moment où la population était inférieure à 5 Millions. 

Au lieu de se développer, il s’est au contraire dégradé par endroits par l’abandon justement de certaines régions au profit d’autres.

 

Ce chantier peut lui aussi générer des dizaines de milliers d’emplois.

 

L’extension vers les pays limitrophes, voire avec le reste de l’Afrique est également primordiale. Nous assistons tout les jours à des aberrations logistiques qui nous font perdre des centaines de millions de dinars.

 

  • L’industrie de l’Immobilier, des biens d’équipements/services et de la micro-entreprise :

--> Objectif de réalisation : Immédiat, 5 à 10 ans 

a)     Repenser le marché de l’immobilier :

Une charte de l’urbanisme qui tienne compte du patrimoine régional doit être signée afin de pouvoir réguler toute construction anarchique pour assurer une harmonie et renforcer l’identité régionale.

 

b)    A propos des 80% des classes populaires :

Il existe des moyens de construction peu chers pour construire une maison et l’équiper avec les commodités de base (eau, electricité).  Ces maisons sont solides avec une durée de vie d’au moins 50 ans et sont résistantes au feu, au vent et à l’eau. Les constructions avec du carton (4000 € 36 m2), des briques en terre faites manuellement (comme à tozeur), de la paille, du bois, ect… sont estimées à moins de 20 000 dinars.

Ce marché et son développement permettraient d’assurer les besoins en logement de plusieurs millions de personnes nécessiteuses.

 

Le Nigéria a d’ailleurs commandé 200 maisons.

http://www.partenaire-europeen.fr/Actualites-Conseils/actualite-de-l-immobilier/L-actualite-nationale/maison-carton-ecologique-tiers-monde-20080811

 

Enfin, il y a les maisons ecodome, faites avec des sacs de terre, sous une idée originale de Nader Khalili. Elles ne coutent presque rien !

http://www.dailymotion.com/video/xarx7z_llp-ecodome-maisons_news

 

http://www.google.fr/search?q=nader+khalili&hl=fr&safe=off&client=safari&rls=en&prmd=ivnsob&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=CsAYTpbpIdD0sgb4-7GgDw&ved=0CCYQsAQ&biw=1335&bih=577

 

  1. 5.     La sociologie du travail et la qualité de vie :

--> Objectif de réalisation : 5 à 10 ans

  • maitrise absolue de 70% de notre marché par l’Etat Tunisien et les entreprises à capitaux majoritairement tunisiens.

    Il faut que nous puissions récupérer le maximum de valeur ajoutée !

Deux mesures sont alors possibles :

-       augmenter de façon raisonnable les impôts sur les bénéfices des entreprises étrangères installées en Tunisie

 

-       Dans une politique d’ouverture sur notre marché à hauteur de 30%, négocier des accords de libre échange de la façon suivante : Une entreprise X veut par exemple faire du textile de moyen haut de gamme.

Nous pouvons même faire des incitations fiscales mais sous la condition d’un réel partenariat et d’une réciprocité des échanges : Elle pourra s’installer dans notre territoire à condition que le pays d’origine favorise également des accords d’implantation de nos entreprises sur leur sol, échange et partage de valeur ajoutée, transfert de technologie,….

 

La réciprocité des échanges est la condition sine qua none pour une logique de partenariat.

 

  • Repenser complètement la fiscalité et faire un audit sur l’offshoring et les entreprises totalement exportatrices.

 

  • Garantir également à chaque tunisien que son travail puisse lui permettre de couvrir les besoins élémentaires assurant une qualité de vie convenable qui sont manger, se vêtir, se loger.

    Nous ne voulons plus de travail pauvre !

 

  • En ce sens, le ratio temps de travail pour une famille ne doit pas dépasser les 50h/semaine, ce qui permettra de maintenir la cohésion familiale, sortir du schéma du « nomadisme » cher à la vision mondialiste, retourner à la sédentarité tout en empêchant pas celles et ceux qui le souhaitent d’aller explorer d’autres horizons.

https://www.facebook.com/note.php?note_id=234406199904692

 

  • Cette sédentarité passera nécessairement par une reformulation du besoin du citoyen travailleur. L’urbanisme est une clé essentielle dans cette reformulation.

    La flexibilité des schémas industriels également.

 

  • Une décentralisation dynamique en donnant plus d’autonomies aux régions en fonction de leurs ressources propres, suivie par une recentralisation à chaque phase de stabilité, feront en sorte de favoriser l’émulation au détriment de la concurrence entre les régions, le facteur de mobilité ne tenant qu’à l’envie de voir ailleurs et non conditionné par des considérations économiques.

 

  • En ce sens, le marché de l’immobilier doit être extrêmement régulé et à l’abri de toute spéculation inégale ou de toute atteinte à l’esthétique ou à l’harmonie de l’environnement (toute bulle de l’immobilier doit être impossible), les seuls secteurs ouverts au marché devant être ceux du luxe ou de l’hyper-luxe, ce qui doit être l’exception ou bien une portion congrue de l’ensemble du parc (%age à définir).

 

Mohamed BALGHOUTHI

Le 11/07/2011 

PS : ce texte est juste une ébauche avec pas mal de sujets non évoqués ou creusés (comme le tourisme, la finance,...).C'est une vision de ce pourrait être la Tunisie dans 20 ans.Je vous invite à l'enrichir par vos réflexions et à participer au débats. 

Amicalement.

Mohamed

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clovis simard 17/06/2013 13:27

LE PARDON, UNE QUESTION FINANCIÈRE($).fermaton.over-blog.com